De merveilleux petits diamants.

De Beers et le Botswana prolongent leur partenariat

 

De Beers et le gouvernement du Botswana ont annoncé la semaine dernière avoir prolongé d’un an leur contrat de vente de diamants via leur coentreprise Debswana. Ce partenariat, qui devrait prendre fin en 2020 mais a été prolongé d’un an et demi, court maintenant jusqu’au 30 juin 2023.

Le mercredi 29 juin 2022, le géant minier De Beers et l’Etat du Botswana ont prolongé d’un an l’accord pour la vente de diamants bruts de leur coentreprise Debswana, dont ils possèdent chacun 50% des participations. Contracté en 2010, cet accord de dix ans devait initialement expirer en 2020. Mais il a été prolongé de 12 mois jusqu’en décembre 2021, puis de six mois supplémentaires. Maintenant il court jusqu’au 30 juin 2023. Selon un communiqué de la compagnie sud-africaine, la décision de prolonger a été prise à la suite de progrès réalisés au cours du dernier semestre afin de finaliser un nouveau pacte.

Vers une hausse de la part du gouvernement ?

Cette prolongation tarde à être signée depuis plusieurs mois. Si certaines sources évoquent la crise sanitaire comme principale explication au retard des négociations, d’autres mentionnent la volonté du gouvernement botswanais d’augmenter sa part du gâteau. Actuellement, Gaborone détient, à travers la société publique de négoce de diamants Okavango Diamond Company, 25 % de la production de Debswana, contre 75 % pour De Beers. Sa part s’élevait à seulement 15% au début des années 2010.

Il y a donc eu une hausse notable, mais le gouvernement doit certainement avoir en vue le poids du groupe minier sur ses autres marchés. En effet, au Canada, en Afrique du Sud et en Namibie, la filiale du britannique Anglo American récupère seulement 30% des opérations. Outre ces quatre pays cités, De Beers étudie une introduction en Angola et mène parallèlement une prospection au large du Groenland à la recherche de diamants marins, très prisés par la clientèle.

Les mines botswanaises parmi les plus riches

En Namibie, l’entreprise possède également une coentreprise avec le gouvernement, dénommée Debmarine Namibie (50/50). Mais celle-ci n’a pas de commune mesure avec Debswana au Botswana. Cet ensemble exploite les mines plus riches du groupe et du monde. Il s’agit de Jwaneng (centre-sud du pays), qui représente entre 60 et 70 % des revenus de Debswana, Damtshaa (centre), Letlhakane (centre) et Orapa (centre-est).

Ce dernier gisement a permis la création d’une véritable ville autour de ses activités. On trouve aujourd’hui dans cette zone des centaines de maisons pour les employés et leurs familles, un hôpital, une clinique, deux écoles, un centre d’éducation et de formation pour adultes et des installations récréatives. Grâce à ces quatre sites, le Botswana se positionnait en 2019 comme le deuxième producteur mondial de diamants bruts derrière la Russie avec 24,2 millions de carats. Cette activité représente 40 % du PIB du pays et 70% de ses recettes en devises.

Hausse continue des ventes

C’est en Russie que se trouve le leader du secteur des diamants, Alrosa, qui détient 30% de la production mondiale contre 28% pour De Beers. Mais la filiale d’Anglo American pourrait prendre le premier rang d’ici la fin d’année en passant à 40% grâce aux sanctions américaines qui visent le concurrent russe. Pour l’instant, le groupe sud-africain enregistre une augmentation constante de ses ventes. Au cinquième cycle de vente de 2022 (du 6 au 21 juin) les revenus ont atteint 650 millions de dollars. Soit une hausse de 36 % en glissement annuel et 7,3% par rapport au cycle 4 de cette année. Pour rappel, les ventes ont toujours lieu à Gaborone auprès des Sightholders (acheteurs en gros autorisés par le groupe).

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