Gaël Monfils : des courts de tennis à la gestion de fortune

Le tennisman de 40 ans se tourne vers la finance pour une seconde carrière, loin du circuit et de la balle jaune. Un choix qui épouse une vieille passion.

Après plus de 20 ans de carrière au haut niveau, Gaël Monfils s’apprête à dire adieu au tennis professionnel en fin de saison. S’il demeure un passionné, l’ancien Mousquetaire n’entend pas rester dans le monde sportif à compter de l’année prochaine.

Et pour cause, une nouvelle carrière l’attend… dans la finance. L’ancien numéro 6 mondial a annoncé début septembre, dans la foulée de son élimination de l’US Open, qu’il allait rejoindre l’entreprise genevoise AlphaSwiss en qualité de gestionnaire de fortune.

« Je vais commencer là-bas. J’ai envie de rester actif. En plus, ma petite fille rentre à l’école, il lui faut un papa actif », a-t-il déclaré. Pour le futur ex-tennisman, il s’agit d’une véritable passion à laquelle il s’est consacré autant que faire se peut au cours de sa carrière.

Monfils a notamment révélé avoir effectué des stages dans des boîtes spécialisées ces dernières années, dans le cadre de sa formation.

Un vieux rêve

« J’aimerais accompagner des grandes boîtes dans le sponsoring. J’aime l’entrepreneuriat. J’ai toujours voulu me former à ça et j’aimerais partir dans cette voie-là. Pas dans le tennis, ce n’est pas forcément un truc qui me vient en tête pour l’instant », affirmait-il l’année dernière dans une interview accordée au Figaro.

« Avec le temps, j’ai construit un portefeuille crypto, testé plusieurs stratégies, fait des erreurs aussi et beaucoup appris. C’est un peu comme dans le sport : il faut savoir gérer les risques, rester concentré et s’adapter en permanence », expliquait-il par ailleurs à Bitpanda.

Fondée en 2014 par Yann Labry, AlphaSwiss, qui se présente comme un multi-family office — avec pour clients des particuliers, des familles et d’autres clients fortunés —, apparaît pour Gaël Monfils comme une voie d’accès idéale au monde de la finance.

Une deuxième fortune ?

Selon Yann Labry, interrogé par Les Échos, le rapprochement avec le joueur de tennis remonte à un an et demi. « Au fil de nos échanges, j’ai appris à découvrir quelqu’un d’autre que le joueur de tennis showman et fantasque que tout le monde connaît », a raconté le chef d’entreprise, ajoutant que Monfils aura un rôle de « chef d’orchestre » dans la société.

Il sera notamment responsable, après quelques mois de formation, de la relation avec la clientèle en tant que « relationship manager ».

« Il sera amené à beaucoup voyager. Et aujourd’hui, nous n’avons pas encore défini toute cette logistique. Mais ce sera un travail à temps plein », ajoute Yann Labry, dont le groupe bénéficie d’une exposition particulière grâce à cette nouvelle recrue. À tel point que le dirigeant avoue aux Échos en avoir été surpris.

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