Drapeau du Royaume Uni

Bourse : La livre s’est légèrement reprise après l’élection de Boris Johnson

 

Mardi, vers 11H20 GMT (13H20 HEC), la livre s’est légèrement reprise face aux monnaies européenne et américaine, après l’élection de Boris Johnson. La devise britannique perdait seulement 0,01% face au dollar à 1,2474 dollar, mais prenait 0,27% à 89,60 pence pour un euro.

Laissant de côté leurs questionnements autour de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine et de celle de la Banque centrale européenne, les investisseurs ont tourné leurs regards ce mardi vers le Royaume-Uni, où une importante décision était attendue : l’élection du nouveau Premier Ministre britannique. Sans surprise, le champion du Brexit Boris Johnson a raflé le portefeuille, face au ministre des Affaires étrangères Jeremy Hunt, selon des résultats annoncés par le Parti conservateur.

Le « no deal », scénario catastrophe pour les milieux économiques

L’élection du Brexiter Boris Johnson était tellement prévisible que la première réaction des investisseurs fut très « contenue ». Ainsi, vers 11H20 GMT (13H20 HEC), la livre perdait 0,01% face au dollar à 1,2474 dollar. Face à la devise européenne, elle prenait en revanche 0,27% à 89,60 pence pour un euro, effaçant ainsi quelques pertes de la semaine passée.

Durant son discours de victoire, le nouveau Premier Ministre s’est contenté d’exprimer son enthousiasme à propos de la tâche qui l’attend, à savoir sortir le Royaume Uni de l’Union européenne. Pas étonnant pour Ricardo Evangelista, analyste pour ActivTrades, qui affirme que « La position de M. Johnson est bien connue : concrétiser le Brexit, ou mourir, et c’est probablement la raison pour laquelle la livre recule aujourd’hui ».

« l’arithmétique parlementaire a changé »

Une sortie sans accord de l’Union européenne devient plus probable avec Boris Johnson. Or le « no deal » est le scénario catastrophe pour les milieux économiques. Le boulevard devant sortir le Royaume Uni de l’autoroute européenne n’est pas pour autant tout tracé pour Boris Johnson, comme l’indique Piotr Matys, analyste pour Rabobank. Il avance que les députés pourraient gêner Boris Johnson comme « l’arithmétique parlementaire a changé ». D’ailleurs, la semaine dernière, les parlementaires ont voté un amendement empêchant le prochain Premier Ministre de suspendre le Parlement avant le 31 octobre, date limite prévue pour le Brexit. Ils espèrent ainsi empêcher une sortie de l’UE sans accord. L’incertitude politique pourrait donc continuer à peser sur la livre.

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