Cars longue distance : Transdev cède deux de ses activités à Flixbus

Le groupe de transport public Transdev a annoncé, ce lundi 4 mars 2019, qu’il engageait des négociations avec la startup allemande Flixbus pour la cession d’Isilines et Eurolines, deux de ses services de cars longue distance. Cette information est donnée dix jours après que son PDG, Thierry Mallet, a affirmé vouloir recentrer les activités du groupe face à la concurrence féroce dans ce domaine.

La concurrence y était féroce

Le groupe de transport public français Transdev a annoncé ce lundi, à travers d’un communiqué, qu’il rentrait en négociations avec la startup allemande Flixbus en vue de la cession d’Isilines et Eurolines, deux de ses services de cars longue distance. Cette décision répond au besoin de recentrer les activités du groupe français sur les entreprises et collectivités locales et surtout de lever le pied dans un domaine où la concurrence est rude. C’est ce qu’avait souligné le PDG de Transdev, Thierry Mallet, il y a une semaine : « Elles (ces activités) nous ont apporté beaucoup en connaissance du client, mais la concurrence y est féroce. Nous lançons une réflexion globale sur ces marchés ».

Transdev a été clairement obligé de revoir ses ambitions à la baisse. Le groupe de transport public français avait rêvé grand à la faveur de la libéralisation des lignes intérieures grâce à la loi Macron de 2015. Mais le désenchantement fut total, et ce malgré un changement de stratégie, avec notamment une augmentation de la circulation le weekend et pendant les vacances scolaires. Mais rien n’y fit, Isilines peinait toujours à s’imposer dans ce secteur.

Avec cette cession d’Isilines et Eurolines, Transdev se désengage des activités « grand public » et laisse surtout le champ libre à BlaBlaCar et Flixbus pour se cisailler le marché des autocars « longue distance ».

BlaBlaCar et Flixbus, une compétition à deux désormais

Comme Transdev, d’autres plateformes ont également jeté l’éponge et le marché des cars Macron ne se résume désormais qu’à deux sociétés : le français Blablacar qui résiste bien et l’allemand Flixbus qui a planté son drapeau en Hexagone. La jeune startup allemande créée en 2013 a survécu grâce à une ingénieuse politique de sous-traitance qui limitait ses pertes. Là où Transdev engageait par exemple des conducteurs en CDI, Flixbus préférait déléguer cette tâche aux PME régionales dans le cadre d’accords de partenariats.

Blablacar envisage désormais franchir le Rhin, après avoir récemment acquis l’Ouibus de la SNCF. La jeune pousse française partira chasser en territoire allemand pour faire jeu égal avec Flixbus. Mais ça c’est une autre paire de manche. Ist es nicht ?

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