Chauffeur d'Uber

Uber : Le titre chute à près de 8%, après une entrée en bourse en fanfare

 

Uber, le leader mondial de la réservation de voitures avec chauffeur, a connu une première séance en bourse difficile, le vendredi 10 mai, après une entrée en fanfare à Wall Street. Le titre du groupe a perdu 7,62 % à 41,57 dollars sur la séance du jour, malgré un prix d’introduction modeste à 45 dollars.

L’entrée en bourse d’Uber considérée comme l’évènement de l’année à Wall Street

Uber, le géant américain de VTC a clôturé la séance du vendredi sur une chute de près de 8% pour sa première journée à la Bourse de New York. Les premiers pas boursiers d’Uber avaient pourtant suscité l’excitation des médias et la curiosité de nombreux badauds. Le bâtiment du New York Stock Exchange (NYSE) avait même été décoré aux couleurs noir et blanc de l’appli de réservation de VTC, fondée il y a dix ans à San Francisco.

C’est que l’entrée en Bourse du géant américain était annoncée comme l’événement de l’année à Wall Street. En effet, l’entreprise a signé l’une des dix plus importantes introductions en Bourse jamais réalisées aux Etats-Unis. Il s’agit même de la plus importante dans le monde depuis 2014 (cette année-là, la plate-forme chinoise de commerce en ligne Alibaba avait levé 25 milliards de dollars). En outre, avec plus de 82 milliards de dollars, la capitalisation boursière d’Uber représente plus de 7 fois son chiffre d’affaires total enregistré l’an dernier.

La prudence d’Uber n’a pas suffi

La société californienne avait fixé jeudi soir à 45 dollars le prix du titre de son entrée à Wall Street, mais le groupe a finalement débuté à 42 dollars l’action, 3 dollars en dessous de son prix d’introduction. En fait, Uber ne voulait pas vivre la même expérience que Lyft, son concurrent sur le sol américain. Ce challenger très coriace a été introduit en bourse à 72 dollars par action fin mars, au-dessus de la fourchette de prix fixée entre 62 et 68 dollars. Malheureusement sa capitalisation a fondu comme beurre au soleil, de près d’un tiers depuis lors. «Nous avons estimé que ce prix reflétait l’environnement économique et l’environnement économique est incertain actuellement», a expliqué Dara Khosrowshahi, directeur général d’Uber.

Cette prudence d’Uber n’a pas suffi car le groupe a quand même connu un sort similaire à Lyft. Pour sa première cotation, le titre Uber a cédé rapidement plus de 6%, avant de se redresser à 45 dollars, le prix d’introduction. L’action a ensuite rebondi à 44,6 dollars, puis décroché à nouveau en fin de séance pour terminer à 41,57 dollars, en recul de 7,62 %.

Uber dans la même situation que Facebook, il y a 7 ans

Malgré tout, Dara Khosrowshahi estime que cette introduction en Bourse est un succès pour l’entreprise qui a adopté, ces dernières semaines, une politique concurrentielle très agressive. Avec cette première « mauvaise » cotation, Uber se retrouve à peu près dans le même cas que Facebook à son entrée en Bourse, le 17 mai 2012 en termes de valorisation boursière. Le réseau social avait réalisé la plus grosse introduction en termes de capitalisation pour une entreprise américaine et la sixième au niveau mondial.

 

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