Peugeot reprend Autolib

Depuis plusieurs semaines, le ton montait entre la maire de Paris Anne Hidalgo et les gérants de Smovengo. En effet, depuis que la groupe a annoncé ne pas vouloir prendre en charge une dette faramineuse, son avenir était en suspend. Au mois de juin, la maire de Paris a décidé que les Autolib‘ allaient bientôt quitter la ville. Mais récemment, nous avons appris que Renault allait reprendre le service de véhicules en libre-service. 

Plusieurs facteurs

Des problèmes dans la gestion du parc de voitures et un nombre de locations insuffisant ont fait dérailler les finances du service. Par ailleurs, le groupe Bolloré réclame désormais 46 millions d’euros par an à Paris et aux communes de banlieue concernées pour éponger le déficit.
La présidente du Syndicat Autolib’ Vélib’ métropole (SAVM), Catherine Baratti-Elbaz, a annoncé vendredi dernier qu’elle proposerait de « mettre fin au contrat avec le groupe Bolloré lors du comité syndical » prévu ce jeudi.
Les semaines passées, les Vélib’ (ndlr : vélos en libre-service) connaissaient aussi la crise. En effet, Smovengo, repreneur de JCDecaux, était en conflit avec les élus parisiens.

Alors que les Autolib permettaient à des centaines de Parisiens de circuler chaque jour dans la capital, l’arrêt des voitures en libre-service ne devrait cependant pas être brutal. « Le Syndicat Autolib Métropole et la Ville de Paris feront le maximum pour que le service ne s’arrête pas du jour au lendemain. Cela dépendra en grande partie du groupe Bolloré, et nous en appelons à sa responsabilité pour prévoir une transition acceptable vers de nouveaux services », estime la présidente du SAVM.
Le groupe Bolloré a tenu à préciser que la rupture « coûterait au syndicat 150 millions d’euros. A cela s’ajoute le transfert des 500 salariés d’Autolib, la reprise des véhicules et des bornes électriques à la valeur nette comptable, le dédommagement des clients ».

La reprise par Peugeot

La mairie de Paris et le constructeur automobile Renault vont annoncer de nouveaux services de véhicules électriques dans la capitale, après l’arrêt du service Autolib qui doit être effectif à la fin du mois. « Pionnier des automobiles électriques grand public avec son partenaire Nissan, Renault possède quatre modèles de voitures particulières et utilitaires «zéro émission» dans sa gamme, en particulier la ZOE, numéro un des ventes de la catégorie en France. Le constructeur, qui a annoncé le 14 juin un investissement de «plus d’un milliard d’euros » en France d’ici à 2022 pour le développement et la production de véhicules électriques, gère en outre déjà un service d’autopartage sous la marque Renault Mobility », explique le journal du Figaro.

 

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