Coup de froid à Ascoval

Certains l’appellent déjà le « Florange de Macron » en référence à la gestion de la fermeture du site industriel de Florange sous le quinquennat du président. Aucun repreneur potentiel n’a été jugé suffisamment sérieux pour reprendre l’entreprise d’Ascoval. Emmanuel Macron s’est plusieurs fois exprimé sur le dossier depuis 2015, assurant pouvoir sauver le site sidérurgique de Saint-Saulve, dans le Nord.

En janvier 2018, Xavier Bertrand, le président de la région Hauts-de-France, tirait la sonnette d’alarme déclarant : « Nous soutenons la reprise d’Ascometal par le groupe Liberty, dirigé par l’Indien Sanjeev Gupta, car il propose de reprendre Ascoval, l’aciérie de Saint-Saulve. Le groupe suisse Schmolz + Bickenbach veut reprendre tout Asco Industries, sauf Ascoval, ce qui annonce des lendemains très difficiles ».

Ascoval risque de marquer le retour des désastres industriels sous l’ère Macron. C’est finalement le groupe suisse qui remporte la mise mais il semblerait qu’il n’est pas assez de trésorerie. Bruno Kopczynski, le porte-parole de l’intersyndicale de l’usine déclare : « Nous avons le sentiment d’être dans le couloir de la mort ». Le délégué ajoute : « Au mois de février prochain, je devrais atteindre mes trente ans de carrière ici. Je ne pense pas les vivre, car même si le tribunal nous donne encore quelques jours pour trouver un repreneur, c’est fini. Quel gâchis ! ».

Ce mercredi 24 octobre, la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg a accordé un répit jusqu’au 7 novembre pour poursuivre les tractations. Rien n’est moins sur qu’une éventuelle reprise. Derrière Ascoval c’est toute l’industrie française qui est menacé. Pour Jean-Paul Chapel de France 2 : « L’usine Ford de Blanquefort, en Gironde, est menacée de fermeture, menaçant 847 emplois. Dans l’Oise, une fabrique de glaces Nestlé comptant 317 emplois fermera d’ici la fin de l’année. Enfin, à Reims, une usine de compteurs à gaz doit être délocalisée en Pologne, mettant fin à 137 emplois ».

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