Jacques Saadé vogue désormais dans les esprits

Jacques Saadé, fondateur de CMA CGM, grande compagnie de transport maritime, est décédé ce dimanche. A 81 ans, il avait réussi à hisser sa compagnie à la troisième place mondiale du transport maritime. 

« Contre vents et marées »

« Jacques Saadé avait consacré sa vie à CMA CGM. Visionnaire hors norme et entrepreneur unique, il avait fait de son groupe un leader mondial du transport maritime par conteneurs, n’ayant de cesse de le développer dans plus de 160 pays, tout en conservant sa dimension familiale et ses valeurs humaines », écrit le groupe CMA CGM, dans un communiqué publié en début de semaine.

Pour Jacques Saadé, tout commence lorsqu’il fonde la Compagnie Maritime d’Affrètement (CMA), avec une seule ligne et un seul navire reliant Marseille, le Liban et la Syrie. En 1986, il lance une ligne entre l’Europe du Nord et l’Asie, puis ouvre en 1992, le premier bureau commercial de CMA en Chine, à Shanghai. Les conteneurs font son succès et il rachète CGM en 1996, lors de sa privatisation. Depuis, l’ascension de la compagnie est fulgurante.

« Après une perte en 2016, le groupe avait largement renoué avec les bénéfices en 2017, dégageant 701 millions de dollars de bénéfice net pour un chiffre d’affaires de plus de 21 milliards de dollars », explique le journal Le Monde.

L’émotion de sa disparition

Attaché de manière sentimentalement à la Marseille, son décès a suscité beaucoup de tristesse. « Marseille perd l’un de ses plus prestigieux ambassadeurs et la France l’un de ses plus emblématiques porte-drapeaux économiques », regrette Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille.

Du côté politique, le premier Ministre Edouard Philipe s’est exprimé sur le réseau social Twitter. « J’ai appris avec tristesse le décès de Jacques Saadé, fondateur de CMA CGM entreprise familiale et fleuron français. Depuis la Chine, dont il a été l’un des premiers à anticiper l’immense potentiel, hommage à cet entrepreneur visionnaire », a-t-il réagi.

« Marseille est belle et la mer ressemble un peu à celle de Beyrouth. Tous les jours, je disais aux enfants : On repart bientôt », avait déclaré Jacques Saadé en 2013.

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