Maroc : progression du nombre d’entrepreneuses

Au Maroc, les femmes sont de plus en plus nombreuses à prendre la direction d’une entreprise, selon les derniers chiffres publiés par le Haut-commissariat au plan (HCP). Cette marche en avant accompagne le mouvement progressif d’émancipation des femmes initié par le gouvernement marocain.

Jeudi 15 mars, différentes études sur l’entrepreneuriat féminin au Maroc ont été présentées à la résidence de France à Rabat, devant un auditoire composé notamment de l’ambassadeur de France au Maroc, Jean-François Girault et de nombreuses femmes cheffes d’entreprise.

Qu’elles soient quantitatives ou qualitatives, ces études s’accordent toutes sur l’augmentation importante du nombre de femmes entrepreneures dans le royaume chérifien depuis plusieurs années. Les chiffres de l’organisme institutionnel marocain en charge des analyses statistiques économiques et sociales, le HCP, indiquent que les femmes représentent désormais 10% des entrepreneurs nationaux. Un chiffre qui n’avait jamais été atteint jusque-là.

Au cours de cette rencontre, le profil-type de la marocaine entrepreneure a pu être dessiné par les chercheuses et chercheurs qui se sont penchés sur la question. Son âge est compris entre 35 et 45 ans, elle a des enfants, ainsi qu’un époux, et ses secteurs d’activité sont surtout les services et le commerce.

La progression de l’entrepreneuriat chez les femmes au Maroc est liée à la politique menée par les pouvoirs publics en faveur de l’émancipation de la Femme, dont l’un des exemples récents est l’ouverture aux femmes de la dernière profession qui était encore réservée aux hommes, celle d’Adoul (notaire de droit musulman).

Une politique qui porte ses fruits, puisque les femmes représentent aujourd’hui 50% des diplômés marocains de l’enseignement supérieur. Le Parlement marocain est d’ailleurs l’un de ceux qui comptent le plus de femmes parmi les états arabes.

Si ces résultats sont encourageants, les femmes continuent à éprouver plus de difficultés que les hommes à se lancer dans l’entreprenariat et il reste encore des progrès à accomplir. Marie-Christine Oghly présidente des femmes chefs d’entreprises mondiales, considère que le réseau professionnel est encore un frein pour les femmes et que des quotas devraient être instaurés afin d’améliorer leur représentativité dans l’économie :

“Les femmes ont besoin d’être impliquées davantage dans le monde économique. […] Elles devraient donc être plus représentées dans les conseils d’administrations et autres instances qui élargissent leur réseau”.

 

 

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